La naissance de l’Aube Rouge 1/2

La naissance de l'Aube Rouge - Partie 01

CHAPITRE 0 - PREQUELLE

Découvrez dans ce récit érotique comment Lexas s'est retrouvé embarqué dans une histoire épique, et comment il a fait la connaissance de son harem personnel...

Bonjour / Bonsoir à vous et bienvenue dans cette nouvelle histoire érotique gratuite de La Plume d’Éros, qui prend place dans notre second univers. Pour rappel, c’est un univers rempli de magie et de mystère, qui vous permettra de vivre des aventures palpitantes, mais aussi coquines… L’un peut aller avec l’autre… Après avoir fait la connaissance de Chen dansBienvenue à l’Orchidée Bleue, vous allez faire connaissance avec Lexas dans cette histoire qui se situe au même moment chronologiquement parlant. Comme souvent, elle est divisée en deux parties, avec une partie narrative soft et une coquine. À la différence des autres, compte tenu de sa longueur, nous l’avons divisé en deux fois. Voici donc pour commencer, la partie 01. Merci pour votre présence et bonne lecture à vous.

Le vent qui hurlait dans les longs et sinistres couloirs de la gare du Transrouleur ne faisait que remémorer à Lexas les cris perçants qu’il venait d’entendre il y a quelques minutes. Les yeux bleu-azur du jeune homme, habituellement si brillants, ne laissaient apparaître désormais qu’horreur et colère. Qui aurait pu croire que lui, un homme sans histoires, toujours droit dans ses bottes, allait aujourd’hui se transformer en assassin ? Mais ce n’était pas cela qui préoccupait le plus Lexas non… Non, ce qui le préoccupait, c’était qu’il ne ressentait ni culpabilité, ni remords. Pire encore, il éprouvait un sentiment de justice et même de fierté, voir d’exaltation quand il y repensait. Ce regard empli de colère lui était en réalité destiné.

La gigantesque horloge de la Gare résonnait à travers les couloirs vides, lançant des tic-tacs menaçants, rappelant à Lexas qu’il était maintenant un homme recherché, peine de mort à la clef. Les sons de l’aiguille provoquaient en lui des flashbacks qui lui refaisaient vivre la scène, comme pour lui rappeler chaque détail, s’assurer qu’il ne ressentait vraiment aucune culpabilité. Il revoyait très clairement les lieux, une ruelle sombre et ses deux occupants, un prêtre du Grand Ordre et une jeune fille. Si seulement il n’avait pas regardé, s’il avait continué son chemin, il n’aurait pas vu cette jeune fille apeurée, à deux doigts de se faire violer par l’autorité. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, de viol, et non de “purification des impies” comme le Grand Ordre l’appelle. Lexas revoyait ce soit disant prêcheur, gras du ventre, sexe à la main, ordonner à l’impie de lui sucer le membre afin de montrer sa dévotion à l’Ordre, de se purifier en s’inclinant devant lui. Si seulement il n’avait pas vu cette scène, Lexas n’aurait jamais eu cette soudaine montée de rage qui l’a poussé à courir sur le prêtre et à lui planter un couteau droit dans la carotide. Et maintenant qu’il y pense, qu’aurait-il fait s’il n’avait justement pas trouvé ce couteau dans ses affaires quelques minutes auparavant. D’où venait ce couteau ? À qui était-il, pourquoi était-il dans ses affaires ? L’a-t-il utilisé car ce n’était justement pas le sien ? Les questions se succédaient, tout comme les flashs, le sang, la jeune femme en larmes qui le remerciait en sanglotant, les autorités qui tombèrent sur la scène et le prirent en chasse… Oui tout est clair, il n’a aucun remord, si ce n’est celui de s’être fait surprendre…

Et pourquoi se réfugier dans la Gare ? Une question de plus, car ce n’est pas forcément le plus malin… Peut-être se disait-il, que c’était symbolique, qu’il ne servait plus à rien de fuir, autant s’asseoir sur un banc et attendre, la Mort était au bout du chemin dans tous les cas, son monde venait de s’effondrer. Il y avait tant d’indices sur la scène de crime, que son domicile, son lieu de travail et ses endroits habituels devaient déjà être fouillés. Peut-être était-ce pour cela qu’il était ici, un endroit qu’il ne fréquentait jamais. Il le savait, l’assassinat d’un Prêtre ne donnait pas lieu à un procès, c’était l’exécution immédiate.

Pris dans ses pensées sur son petit banc miteux, dernier refuge de liberté temporaire, Lexas fut arraché de celles-ci par une voix de femme. Tel un fantôme, elle s’était comme téléportée à côté de lui. Assise, le visage caché par une immense capuche en velours noir, elle s’adressa à lui d’un ton énigmatique.

– Alors c’est ici que ta vie se finit assassin ? lui demanda t-elle.
– Que…
– Et si en réalité elle ne faisait que commencer réellement ?
– Qui…
– Si j’étais quelqu’un mis à mort comme toi, je me rendrai de suite au quai 47… Après tout, toute fin appelle un début tu ne crois pas ? Il faut bien commencer quelque part…

Instinctivement, Lexas regarda les panneaux de la Gare pour regarder où se situait le quai 47, mais lorsqu’il tourna de nouveau la tête pour répondre à la mystérieuse femme et enfin essayer d’en placer une, elle avait disparu. Abasourdi, le jeune homme se demanda s’il ne devenait pas fou, si la peur et la panique ne le faisaient pas halluciner. Mais il sentit dans l’air un délicat parfum…

Sans réellement savoir pourquoi, Lexas décida d’aller voir le quai 47, après tout qu’est-ce que cela pourrait bien lui coûter ? Au pire se disait-il, ce serait un piège des autorités et il serait abattu par surprise, sans souffrir. Lentement, il descendit les deux étages qui menèrent au quai désiré. L’air se faisait lourd, froid et les couloirs étaient de plus en plus sinistres, tels des couloirs menant à la Mort. Alors qu’il arrivait devant un large panneau arborant le numéro 47, son cœur fit un bond. Il fut arrêté par deux hommes gigantesques, habillés de grandes tuniques étranges, ne ressemblant à aucun habit de la Capitale. L’un des deux costauds s’adressa à lui avec un étrange accent qu’il ne reconnaissait pas, un accent à la fois chantant et agressif.

– On ne passe pas citoyen ! Pour votre sécurité, merci de coopérer !
– Pardon je ne savais pas que le quai 47 était interdit je…
– Pas interdit, réquisitionné par son Altesse Sérénissime.
– Oh je… Eh bien je m’en vais alors…

Soudain, toutes les lumières du quai s’éteignirent dans un bruit sourd et effrayant. Des cris s’élevèrent, suivis de ce qui lui sembla être des ordres dans cette étrange langue. A ce moment précis, un Transrouleur passa à toute vitesse sur la voie du quai et ses lumières permirent à Lexas de voir une longue cape noire qui semblait se rapprocher de lui puis… De nouveau le noir total. Brusquement, il sentit ses pieds décoller du sol et il fût projeté en avant avec violence, si puissamment qu’il heurta quelqu’un de plein fouet et le fit voler avec lui. Aussi rapidement qu’elles furent éteintes, les lumières se rallumèrent. Encore confus, Lexas regarda la personne sur laquelle il avait atterri. Un homme au teint halé, un grand sabre à la main qui s’était enfoncé dans son propre corps et était passé à quelques centimètres de la tête de Lexas. Horreur, un second meurtre en quelques heures ! Sans même s’en rendre compte !

Derrière lui, un hurlement de joie ! Un hurlement de joie qui lui était adressé.

– Par Itokas ! Mon ami ! Tu m’a sauvé la vie ! Les dieux t’envoient ! Comment t’appelles-tu ?!
– Ça pour m’envoyer… Je euh… Je m’appelle Lexas je…
– Lexas ! Dans mes bras ! Comment te remercier c’est… C’est ! Ah !

Un homme étrange aux doigts ornés de rubis se précipita pour prendre Lexas dans ses bras. Lui aussi avec le teint bronzé et à son accoutrement, le jeune homme comprit de suite qu’il s’agissait du chef de la bande.

– Je ne… Pardon je… Enfin.
– Ahhh oui, vous autres n’êtes pas habitués à notre langue ni à nos coutumes et je manque à tous mes devoirs. Je me présente, Naribarad Ier, Roi Suprême de Maartkam. Et cet homme là qui git sans vie, c’est mon frère ! L’homme cracha sur le cadavre encore chaud. Qu’il pourrisse en enfer ! Des mois qu’il tente de m’ôter la vie et cette fois-ci il a bien failli y parvenir ! Mais tu m’as sauvé, tu viens de le tuer ! Tu as réussi là où nous avons échoué depuis tout ce temps ! Merci mon ami !

Tentant d’assimiler toutes les informations qu’il venait d’obtenir, Lexas resta silencieux. Comment une personne morte avait pu rallumer les lumières si elle les avait éteinte pour attaquer… ? Et d’ailleurs comment était-ce possible de faire ceci ? Le Roi de Maartkam ? Il avait bien entendu ce nom par le passé mais cela remonte à loin. Il tenta de se rappeler… Maartkam… Une cité dans le Désert Blanc peut-être ? Ou alors…

– Ah ah ah ne sois pas timide ! Je ne suis pas ton Roi mais ton débiteur, je te dois la vie mon ami ! Je ne pourrai jamais te rembourser mais je peux essayer ! Ayasim, cet homme vient avec nous !
– Pardon ? Comment ça je viens avec vous ?
– Parfaitement mon ami ! Je vais te montrer ma reconnaissance en t’offrant tout ce dont tu peux rêver, et ce dans mon Royaume ! C’est ma façon à moi de payer cette immense dette !
– Mais je ne…
Lexas réfléchit quelques secondes… N’était-ce pas là sa porte de sortie ? Le destin ne lui offrait-il pas l’occasion inespérée d’échapper à la Mort ? Cette femme, le savait-elle… ?
– Quoi ? Refuses-tu mon invitation ? L’invitation d’un Roi !
– Vous savez quoi Naribarad… Non, j’accepte avec grand plaisir !
– Ahhhhhh ! C’est ce que j’aime entendre, dans mes bras ! Ayasim,
prépare les Dracarosses, nous partons sur le champ. J’ai passé assez de temps dans cette putride Capitale ! Et ramasse le cadavre de ce traître, nous l’exposerons sur la place publique à notre retour pour montrer à ses “associés” que personne ne s’en prend à nous sans en payer les conséquences !

Non sans appréhension et une certaine honte, après tout il n’avait strictement rien fait, Lexas suivit Naribarad et son escorte. En chemin, son flair fut cependant attiré par une subtile odeur de parfum… Une odeur familière…. Mais il ne put s’y attarder, les gardes pressant le pas. Ils firent surface et pénétrèrent dans un somptueux Dracarosse rouge et or, sorte de carrosse sans roue gigantesque lévitant dans les airs, la base noyée dans une brume épaisse mélangée à des flammes. Après un regard soucieux vers la rue derrière lui, Lexas pénétra dans le véhicule, en croisant les doigts pour que personne ne le remarque et que tout ceci ne soit pas un piège. C’est ainsi que commença un voyage de plus de dix jours, durant lesquels Lexas discuta longuement avec le Roi et sa garde. Il y apprit de nombreuses choses au sujet du Désert Blanc si redouté, ainsi que sur le royaume si différent de Naribarad et des coutumes qui y ont place. Enfin, après un voyage éprouvant et mouvementé, ils arrivèrent à la cité de Maartkam.

– Et voilà mon ami ! La magnifique Cité de Maartkam !

Lexas sortit la tête du Dracarosse mais ne vit absolument rien, si ce n’est le désert à perte de vue.

– Pardon Naribarad mais… Je ne vois rien du tout.
– Ah ah ah ! Parce que tu n’es pas un Roi Lexas.
– Je ne comprends pas…
– Seul les Rois peuvent voir l’invisible et… Le ROI est de RETOUR !!!!!!! Naribarad fit un grand mouvement de la main et un éclair doré en jaillit.

Lexas n’en cru pas ses yeux. Le puissant flash doré explosa dans un vacarme assourdissant. Sorti de nul part, un immense dogme de sable se dessina devant eux. Puis immédiatement, le sable se mit à virevolter dans tous les sens, jusqu’à venir agresser le Dracarosse. Mais inexplicablement, celui-ci n’était qu’air, caressant agréablement leurs visages. Lexas était bien incapable de voir quoi que ce soit à cause du sable mais il sentait qu’ils avançaient toujours. Puis soudain plus rien, le silence. Lexas regarda le Roi, visiblement très amusé par la situation, puis il sortit de nouveau la tête du véhicule. Il écarta ses yeux aussi grand qu’il le pouvait, envahi par la surprise. Devant lui se dressaient désormais d’immenses tours de verre d’où sortaient cascades et luxuriantes végétations ! De gigantesques oiseaux de feu et de glace virevoltaient dans le ciel, des arbres immenses s’étendaient à perte de vue, habités par d’étranges créatures. Rien ne laissait plus paraître qu’ils étaient dans le désert ! L’endroit était magnifique. Abasourdi, il s’affala sur son siège. Naribarad dans un grand rire, se moqua de lui avec gentillesse.

– Ce n’est pas tous les jours que je peux utiliser cette technique tape à l’œil pour surprendre les gens, j’avoue en avoir un peu profité, pardonne-moi. Pour protéger notre Royaume, nos mages utilisent cette barrière de dissimulation. D’habitude nous la traversons tout simplement mais là… Ah ah ah tu aurais vu ton visage ! Le roi descendit du Dracarosse désormais à l’arrêt. Il fit signe à Lexas de faire de même en lui souriant. Bienvenue à Maartkam Lexas, bienvenue chez nous mon ami.

Les lieux semblaient tout droit sortis des contes et légendes. Tout était tellement différent de la Capitale que Lexas n’avait même plus l’impression d’être sur la même planète. Cependant pas le temps pour lui d’admirer les immenses fontaines, arbres étranges et autres décorations magiques, car le Roi et son escorte hâtèrent le pas vers le plus majestueux des bâtiments aux alentours. Pour la demeure d’un Roi, Lexas s’attendait à un château, cela lui semblait logique, mais il n’en était rien. Ce dernier habitait dans un immeuble comme tous les autres, certes bien plus luxueux, mais qui ne détonnait pas du reste. Ce qui frappa le plus Lexas en admirant les lieux et ses habitants, c’est surtout qu’il n’y avait aucune technologie, rien que de la Magie. Lorsque l’on est habitué la vie à la Capitale cela parait très étrange, laissant penser que Maartkam est de ce fait bien plus sous développé que la grande métropole, mais il n’en est rien. Au contraire, elle semblait même bien plus évoluée en terme d’architecture, de confort de vie et de magie, qui semblait ici totalement libre. Une fois passées les grandes portes magiques de l’entrée du bâtiment, ils empruntèrent un élévateur lui aussi entièrement vitré, ce qui permit à Lexas d’admirer la ville. Plus ils montaient, plus Lexas s’extasiait.

– C’est absolument incroyable votre Altesse ! Comment est-ce possible… ?
– De quoi parles-tu mon ami ? De la ville ou de la barrière magique ?
– Les deux je… Je n’ai jamais rien vu de tel.
C‘est parce que vous autres à la Capitale ne cherchez jamais plus loin que ce que le Grand Ordre ne veut bien vous le montrer. Ne le prend pas mal Lexas, mais il y a beaucoup de choses que vous ignorez, coincés dans votre confort et vos idéaux. Le peuple de la Capitale est en très grande partie composé d’ignorants et d’imbéciles, des marionnettes contrôlées par le Grand Ordre et ses sbires… S’énerva Naribarad.

Lexas ne broncha pas, tout simplement car il était conscient de tout cela. La corruption du système, les chaînes invisibles des citoyens… Il le savait et il avait eu tout le temps d’y réfléchir durant le voyage… C’est certainement le cumul de toutes ces injustices qui l’a poussé à commettre l’acte qui l’a précipité ici. Mais peut-être était-ce son destin s’amusait-il à penser hypocritement, lui qui n’a jamais cru à tout ceci. Une fois arrivé en haut de l’immense tour, ils entrèrent dans une gigantesque salle qui à l’image du reste, possédait en son sein une luxuriante forêt, avec bassins, femmes à moitié nues et statues en or. Lexas n’en revenait pas, cet endroit était une véritable merveille. Naribarad s’avança vers le centre de la pièce et s’assit sur un confortable fauteuil. Il demanda à Lexas de faire de même.

– Ne sois pas timide Lexas, tu es ici comme chez toi, je te suis redevable. Mais n’oublie tout de même pas que je suis le Roi ! plaisanta Naribarad.
– Bien je… Et maintenant, que faisons-nous ?

Le Roi eu un sourire amusé. Il se redressa, tapa des mains et s’adressa à Lexas avec un grand sourire.

– Ahhhhhhhh ! Maintenant mon ami, je peux enfin te remercier comme il se doit ! J’ai souhaité garder la surprise jusqu’ici, raison pour laquelle j’ai toujours esquivé le sujet ! Dis-moi, aimes-tu les femmes ou les hommes ?
– Les femmes…
Répondit Lexas un peu désorienté.

Lorsque son Altesse tapa une nouvelle fois des mains, une ribambelle de magnifiques jeunes femmes entra dans la pièce. Toutes plus belles les unes que les autres, d’ethnies et de corpulences différentes. N’importe qui aimant les femmes trouverait forcément son bonheur dans cette sublime diversité. Amusé par les yeux grand écarquillés et paniqués de Lexas, le Roi explosa de rire.

– Ah ah ah ah ah ! Lexas, tu verrais ta tête mon ami ! Ahhhh… En sauvant ma vie, tu as fais de moi ton débiteur, comme je te l’ai déjà dit. Chance pour toi, ton débiteur est un Roi. Je peux tout t’offrir, même si tous les biens matériaux ne pourront jamais rembourser ma dette. Lexas, en mon nom de Roi Suprême, je fais de toi mon Célestial. Ceci signifie que tu es dorénavant sous la protection de la Couronne et que tu es quelqu’un d’essentiel pour le Royaume.
– Merci mais je n’en demande pas autant vraiment je… Un petit coin à moi dans ce paradis me suffira.
– Un petit coin ? Que me dis-tu ! Je suis Naribarad le Magnifique ! Je suis un Roi ! Mes Célestials n’ont pas “un
petit coin” Lexas ! Comme tous mes Célestials tu auras tes quartiers, tes privilèges et tes concubines ! Tu ne manqueras plus jamais de rien. C’est ça l’hospitalité de Maartkam !
– Mais c’est démesuré je ne mérite pas ça !
Alors selon toi ma vie vaut moins que ça ? s’indigna Naribarad.
– Non bien-sur, ce n’est pas ce que je voulais dire.
– A la Capitale cela peut
paraître étrange, mais ici c’est la tradition. Il va falloir t’y habituer. Et cela m’amène à ton devoir en tant que Célestial Lexas.
– Mon devoir ?
– Bien-sûr, ne pense pas pouvoir profiter de tout ceci sans contrepartie, je suis ton débiteur, mais la Cité ne l’est pas. Tu as de nombreux privilèges certes, mais en tant que citoyen de celle-ci, tu as aussi un devoir envers elle. Tu devras donc adopter nos coutumes,
notre langue, nos traditions et participer à son futur. Est-ce que ces termes te conviennent ?
– Et bien… Oui, oui cela me semble même naturel, ça me convient très bien.
– Ahhhh ! Je suis heureux de
l‘entendre ! Allez, dépêche-toi, choisis tes concubines.
– Mes ? Vous voulez dire ma non ?
– Diable non ! Quelle idée, non ! Choisis-en 4 mon ami !

Lexas faillit s’étouffer. 4 concubines ? Mais comment pouvait-il s’occuper de ces jeunes femmes à lui tout seul ?

– Pardon mais… Qu’est-ce que fait une concubine exactement ?
– Oh oui, j’oublie toujours que tu n’es pas d’ici. Je te rassure, ces jeunes femmes sont là de leur plein
gré, ce ne sont pas des esclaves. Bien au contraire, c‘est un immense honneur pour elles d’être ici et leur statut est élevé dans notre société. Vois-tu, lorsqu’une jeune fille a l’envie de devenir concubine, elle intègre notre École des concubines. Après une formation en fonction de leurs envies et de leurs talents, elles sont recrutées par notre Haute Concubine. C’est elle qui est en charge de leur bien-être. Chacune de ces jeunes femmes possède ses propres talents qu’elles seront ravi de mettre à ton service et elles se feront un plaisir de satisfaire tes moindres désirs… Mais attention, bien qu’elles soient totalement indépendantes, c’est à toi de veiller à leur bonheur et leur bien-être. Elles sont là pour toi comme tu es là pour elles. Tu leurs dois respect, c’est bien compris ? Ce ne sont absolument pas des… Comment dites-vous à la Capitale ? Des… Câlins ?
Catins ?
– Ah oui voilà !
Quel étrange mot ! Bien, fais-ton choix, et…
– Hum hum… Une voix féminine se fit entendre derrière Lexas et Naribarad.
– Oh !
Je n’avais pas remarqué tu étais là Aryna ! Lexas, voici ta Concubine en Cheffe, Aryna. A partir de maintenant considère-là comme ton second, elle sera la pour t’épauler dans toutes tes tâches. Elle sera ton bras droit en quelque sorte. Ne me regarde pas avec ces yeux mon ami, tu as tout de même le choix des 4 concubines, je n’en enlève pas une, n’aie pas peur ! pouffa Naribarad.

C’est à cet instant qu’un homme imposant en armure dorée suivi de plusieurs autres entra à son tour dans la pièce, faisant claquer leurs longues lances magiques contre le sol. Naribarad eu un air grave et se leva d’un coup sec. Il s’avança vers les hommes armés et discuta à voix basse avec eux. Il revint vers Lexas, qui se leva. Le Roi le prit dans ses bras.

– Je m’excuse mon ami, une affaire urgente m’appelle à peine rentré. Aryna t’expliquera absolument tout ce que tu as besoin de savoir. Je dois vous quitter. Nous nous reverrons bientôt.

Sans même lui laisser le temps de répondre, Naribarad tourna les talons et s’en alla avec son escorte et les soldats, laissant Lexas seul avec Aryna et les jeunes femmes. Inquiet, il lança un regard perdu à sa concubine en Cheffe, qui rigola et s’essaya à côté de lui. Il s’agissait d’une native, la peau hâlée, les yeux noirs sublimés par un maquillage noir marqué, les cheveux noirs et longs coiffés en tresse haute, le tout sublimant un visage fin et sévère. Elle était d’une grande beauté et son corps laissait penser à Lexas qu’elle était également extrêmement sportive.

– Enchantée de faire ta connaissance Lexas. A partir de maintenant tu peux me demander tout ce que tu souhaites, je suis ton bras droit comme l’a dit son Altesse.
– Euh oui… Désolé, ça fait beaucoup de choses à assimiler d’un coup. Tu pourrais déjà commencer par me dire ce qu’est une Concubine en
Cheffe s’il te plaît ?
– Bien-entendu. Tu as trois grades au sein des concubines, sans compter les apprenties. Premièrement les Concubines, que tu dois sélectionner par toi-même en fonction de tes préférences et besoins. Ce sont ces jeunes femmes et leur rôle sera de satisfaire tes moindres désirs. Elles sont hautement compétentes. Au dessus d’elles se situe la Concubine en
Cheffe, c’est moi. Mon rôle est de superviser leurs activités, de les coordonner, les protéger et de m’occuper des tâches plus délicates. Je suis aussi sous tes ordres mais mon statut me permet de discuter et de négocier avec toi, contrairement à elles. Et enfin il y a la Haute Concubine, conseillère du Roi, qui décide de tout ce qui touche à notre statut. C’est un peu comme notre Reine à nous. Tu la rencontreras très bientôt. Je dois d’ailleurs lui faire des rapports réguliers sur nos activités, tiens-toi le pour dit.
– Ooook d’accord… Bon je pense avoir tout compris, il faudra peut-être juste que l’on revoit ensemble tous mes devoirs et responsabilités plus tard parce que…
– Avec plaisir.
– Bon donc je dois choisir
parmi ces jeunes femmes. J’ai combien de temps ?
– Ah ah ah… Autant de temps que tu le souhaites.
Mais elles se déshabillent vite tu sais. Précisa Aryna en s’enfonçant dans le fauteuil.
– Pourquoi les ferais-je se déshabiller ? S’exclama Lexas.
– Oh et bien…
C’est ce que font les Célestials habituellement. Que veux-tu faire alors ?
J‘aimerai leur parler une à une bien-sûr ! Après tout nous allons partager le même toit, j’aimerai être avec des personnes qui partagent mes valeurs et… Qu’est-ce qui te fait rire ?
– Rien, rien. Je comprends mieux la Haute Concubine maintenant que je t’ai rencontré…
C’est une façon inhabituelle de choisir tes concubines, mais j’aime ta façon de faire. Je t’en prie, converse avec elles. Je vais chercher du thé et des pâtisseries, vu leur nombre, nous allons en avoir pour un moment.

Cela prit plus de 5 heures à Lexas pour discuter avec toutes le concubines, et le choix fut cornélien pour lui. Toutes ces filles étaient intelligentes, cultivées et possédaient des passions fascinantes. Il put faire une première sélection rapidement, mais impossible pour lui de choisir uniquement 4 filles parmi les restantes. Il décida alors de faire ce qu’il ne voulait pas faire initialement, à savoir sélectionner les 4 concubines en fonction de son attirance pour leur physique… Après tout, il fallait bien choisir se disait-il… Aryna vint à sa rencontre et il lui fit part de son choix.

Tout d’abord avec Tsomy, native de la Cité de Maartkam comme Aryna, les cheveux noirs coupés en carré, les yeux violets, passionnée de savoir et de livres. Avec sa plastique généreuse et en particulier sa superbe paire de seins, Lexas ne pu résister à ses charmes.
C’est ensuite
Kahni qui s’avança, une fine blonde sulfureuse aux yeux cyan, venant des terres glacées du Nord. Ses cheveux lisses lui arrivaient aux épaules et c’était une passionnée de biologie et de botanique. Elle rappelait à Lexas sa mère…
Wanli fut la suivante, une sublime orientale aux yeux de jade et aux longs cheveux noir qui lui tombaient jusqu’au bas du dos. Plus petite que les autres, son corps n’en était pas moins très bien proportionné aux yeux de Lexas… Wanli était aussi la plus athlétique de toutes et une passionnée d’Histoire.
Soa fut la dernière à s’avancer. Sa peau chocolat et son regard noisette avaient beaucoup charmé Lexas, tout comme ses longs cheveux bruns bouclés rasés d’un côté. Sous son air de paisible jeune femme se cachait une véritable lionne, passionnée par les Armes et les traditions et cultures par-delà le Monde.

Chacune d’entre elles, outre le fait d’être une sublime jeune femme, partageait passions, philosophies et centres d’intérêt. Lexas pensa qu’il serait parfait qu’ils partagent tous des points communs forts. Aryna remercia les concubines non retenues et aligna les autres.

– Bien, il ne nous manque plus qu’une seule personne à recruter, le chauffeur.
– Comment ? Encore ! Mais combien devons-nous être ? S’étonna Lexas
– Et bien toi, la Concubine en Chefe, les 4 concubines et le chauffeur. Cela fait 7 personnes en tout. Je les fais monter de suite.
– D’accord mais à quoi servira-t-il ce chauffeur ?
– A te déplacer… A quoi d’autre ?
– Mais ça je peux le faire seul non ? soupira Lexas.

Aryna rigola comme s’il venait de lui raconter une très bonne blague. Une farandole d’hommes se présenta devant eux. Les concubines se positionnèrent derrière Lexas, comme si elles étaient prêtes à le défendre contre la moindre mouche qui passerait. Celui-ci remarqua derrière toutes ces imposantes silhouettes de chauffeurs masculins une bien plus petite. Il s’avança et remarqua que parmi tous les hommes se tenait une femme. Surpris, il se retourna vers Aryna.

– Oh oui. Il est rare de voir des femmes vouloir devenir Chauffeur mais… Cela arrive.

Lexas n’arriva pas à savoir s’il avait prit la chauffeure en pitié ou si justement, c’est cette différence qui fit qu’il la choisi elle. Il s’agissait de Riki, une jeune femme aux formes généreuses avec une large frange brune qui lui cachait la moitié de ses yeux marron. Elle s’avança lorsqu’il l’appela. Plusieurs minutes passèrent durant lesquelles ils discutèrent, avant que Lexas ne fasse savoir à Aryna qu’il la choisissait elle, sans même parler aux autres. La Concubine en Chefe renvoya les chauffeurs, visiblement mécontents, puis rassembla tout le monde. Lexas jeta un œil accusateur aux hommes.

– Qu’est-ce qu’ils ont ceux-là ? Ils ont un problème ?
– Je suis désolée… S’excusa timidement Riki.
– Tu n’as pas à l’être Riki, avança Aryna. Tu as eu le courage d’être ici et tu as enfin ta chance. Laisse leur fierté masculine les torturer. Tu es aussi voir plus compétente qu’eux ! Sois fière.

Lexas comprit que le fait de choisir une femme en tant que Chauffeure semblait mettre un coup aux traditions et à l’égo des Chauffeurs. Mais il s’en fichait, il admirait la détermination de Riki, seule au milieu de tous. En parlant avec elle il a de suite su que ce serait elle. Et puis il préférait largement être entouré de femmes… Il eu un léger moment de honte en pensant honnêtement : il les voulait rien que pour lui. Un autre homme ? Jamais !

Bien ! La nuit arrive, il est temps pour nous de rentrer. Mesdemoiselles, bien que la sélection de Lexas ait été peu commune, je suis heureuse du résultat. C’est un excellent choix. Bien, vous vous connaissez déjà mais dorénavant nous sommes une véritable famille. Nous devons nous épauler, nous protéger et travailler ensemble pour franchir chaque obstacle. Servez avec honneur et soyez fières !

Avec une immense lueur de fierté dans les yeux, les filles firent un salut synchronisé à la concubine en Cheffe, en plaquant le poing sur la poitrine. Lexas remarqua qu’elles avaient plus l’air de soldates d’élite que de simples concubines. Toujours un peu perdu, il suivit Aryna et regarda derrière lui. Les femmes ne disaient mot. Dans l’élévateur non plus… Cela dérangea Lexas.

Écoutez… Je ne sais pas si c’est une tradition ou pas mais… Vous ne pourriez pas parler entre-vous ? Je dois avouer que ce silence me met mal à l’aise…
– Oh bien-sûr, il suffit de le demander
Maître, lui indiqua la Cheffe.
– Et bien je le demande, décontractez-vous et parlez s’il vous plaît !
Oh et pitié, pas de « Maître »… Monsieur à la limite… Mais si possible Lexas.

Il n’en fallut pas plus aux filles pour commencer à parler de tout et de rien, visiblement légèrement soulagées et heureuses. Il en fut de même pour Lexas qui préférait de loin cette ambiance. Arrivés au pied de l’immeuble, une longue et luxuriante voiture flottante les attendait. Ils entrèrent dedans et Lexas fut extrêmement surpris de voir à quel point le visage de Riki avait changé, il ne voyait plus la même personne. Elle avait même fait une petite couette avec sa franche qui ressemblait à une antenne, ou une corne il ne savait pas trop… Elle démarra l’engin d’un mouvement harmonieux de la main et la voiture se mit à avancer rapidement. Sa conduite était parfaite, fluide, agréable, Lexas n’en revenait pas, Riki semblait dans son élément, plus heureuse et sure d’elle que dehors. Cela lui changeait agréablement des inconfortables Dracarosses précédents. Il regarda Aryna qui était installée plus loin, droite, les mains posées sur ses jambes croisées et qui ne pu s’empêcher se lui faire un sourire amusé devant son étonnement. Lexas était persuadé qu’elle connaissait déjà chacune des filles par cœur… Son regard malicieux cachait énormément de choses…

Après quelques minutes, ils arrivèrent au pied d’un immeuble bien plus petit d’à peine quelques étages, dans un quartier luxueux légèrement en retrait du centre. Lexas sortit de la voiture et questionna Aryna.

– Donc qu’est-ce que c’est… Une sorte d’immeuble où les Célestials se regroupent ?
– Regroupent ? Absolument pas, c’est ta demeure à toi. Enfin à nous.
– Pardon ! Mais il y a au moins 10 étages !
– 10 oui, il est assez petit. C’est
la Haute Concubine qui l’a choisi alors… Mais il fera parfaitement l’affaire !

Sans prêter attention aux regards ahuris de Lexas, les filles avancèrent et entrèrent en franchissant une sorte de barrière magique, certainement une protection contre les intrus. Lexas prit le temps de réaliser la chose puis s’aperçut que Riki était toujours dans la voiture. Il s’avança vers elle.

– Riki, tu viens ?
– Non Monsieur, je dois toujours être dans la voiture, prête à partir Monsieur !
– Euh… D’accord mais… On ne va pas partir dans la nuit tu sais…
– Dans ce cas je vais me garer. Appelez-moi si vous avez besoin de quoi que ce soit Monsieur, je serais là immédiatement.

Puis elle avança. Aryna, restée devant la porte d’entrée, regarda encore une fois Lexas avec amusement. Celui-ci s’avança vers elle, légèrement agacé par ces regards amusés à répétition.

– Quoi ?
– Je trouve ça amusant de voir la façon dont tu réagis, cela montre à quel point les cultures peuvent être différentes.
Tu sais, tu es le Célestial ici, tu as presque tous les droits alors ne te force pas trop quand même… Ne me regarde pas comme ça, je dois veiller à ton bien-être après tout… Et toi à celui de tes concubines…
– Aryna… Combien avons-nous de chambres ici ? Demanda Lexas le regard plongé au sommet de l’immeuble.
– 1
6.
– Et de ce que je vois, le garage est commun au quartier ?
– Exactement. Il est au sous-sol, tous les véhicule
s y sont stockés et viennent chercher les Célestials au pied de leur demeure dès qu’ils le demandent.
– Et où dorment les chauffeurs ?
– Dans un dortoir commun près du Garage, pour être opérationnels, s’amusa Aryna devant le regard de plus en plus outré de Lexas.
– Viens avec moi, on a quelque chose à faire avant de rentrer.
– A tes ordres.

Avec un large sourire, devinant sans effort ce qu’ils s’apprêtaient à faire, Aryna suivit Lexas qui pénétra dans le garage. Les lieux étaient sinistres, complètement différents de la surface. Lexas pensa qu’il était inutile de décorer un garage où jamais personne ne se rendait, du moins presque personne… Il demanda à sa concubine en cheffe de le conduire au dortoir. Après quelques minutes de marche à suivre les lucioles magiques flottantes qui servaient d’éclairage, ils arrivèrent devant une petite porte jaune. Alors qu’il allait l’ouvrir, Lexas entendit des voix s’élever.

– Une femme, ici ? Hey les gars, vous entendez ça ? Y a une Chauffeure dans le dortoir ! Hey ma mignonne, c’est pas un peu dangereux pour toi ici ? Il est où ton papa ?
– Mais c’est qu’elle fait la timide ! Tu sais on a pas grand-chose à faire nous ici, et t’es bien la seule femme dans les parages. Tu sais qu’on va pouvoir s’amuser avec toi ? Tu vas adorer ça ! Regarde le cadeau que j’ai pour toi !
– Non, ne me… Touchez pas ! S’exclama avec plus ou moins d’autorité Riki.

Hors de lui, Lexas défonça la porte du dortoir et entra comme un furie dans celui-ci. Il s’aperçut avec horreur que la pièce n’était qu’un grand dortoir lugubre composé de lits superposés, comme à l’Armée, très impersonnels et inconfortables. Une douche et des toilettes communes étaient également en place, sans aucune intimité. Comment se pouvait-il qu’avec le luxe de la Cité, certains étaient obligés de vivre dans ce genre d’endroit, des cellules, juste pour être à leur poste le plus rapidement possible et ne pas faire attendre leur “Maîtres” quelques secondes de plus ? Et quelle vie allait mener Riki ici ? Cela lui rappela la Capitale, il était hors de lui, rouge de colère.

– Le premier qui la touche ! ragea Lexas.
– Qui c’est lui ? Il a un problème le blanc bec !

Un grand costaud de deux fois sa taille se dressa devant Lexas. Le jeune homme avala sa salive, regrettant son nouvel excès de rage. Dans un fulgurant tourbillon noir, le chauffeur se retrouva à genoux, une lame sous la gorge. Au bout de celle-ci, Aryna regardait Lexas.

– Un mot Lexas, et le sang de cette vermine inondera la salle.

Les dizaines d’autres chauffeurs firent un pas en avant pour défendre leur camarade, mais reculèrent immédiatement après, dans un soupir de terreur. Lexas s’aperçut que derrière lui se trouvaient désormais Kahni, Tsomy, Wanli et Soa, qui avaient remplacé leur regard empli de gentillesse par un regard noir. Lexas comprit immédiatement qu’il ne fallait absolument pas plaisanter avec les concubines, avant de se demander comment elles avaient bien pu savoir qu’ils étaient là… Le costaud à deux doigts de la Mort tenta de se justifier.

– Milles excuses je ne savais pas que je m’adressais à un Célestial, je pensais qu’il était chauffeur. Les Célestials ne viennent jamais ici !
– Et c’est comme ça que tu traites les autres chauffeurs ? En les agressant ? Deman
da Lexas désormais plus confiant.
– Lexas, un mot…
Aryna serra la lame encore plus fort. Il t’a manqué de respect, il est passible de Mort !
– Non Aryna arrête, je suppose qu’il a compris la leçon.
N’est-ce pas ?
– Oui oui ! Pardon. Nous traiterons votre chauffeure avec respect à l’avenir.
– Ravi de l’entendre. Mais elle ne dormira pas ici. Riki, reprend ta valise et suis-nous.

Tous les chauffeurs tournèrent le regard vers Lexas, l’air ahuri. Aryna lâcha l’homme et prit d’elle-même la valise de Riki. Elle se positionna à côté de Lexas et devança tout le monde.

– Riki ? Tu as entendu Lexas. Allons-y ?
– Mais Madame je… Je dois dormir ici… C’est…
– C’est une stupide tradition Riki. Ton Maître t’a ordonné de venir avec lui, aucune loi ne t’oblige à dormir ici, c’est ton Maître qui décide où tu dors. A moins que tu préfères dormir ici au milieu de ces… Animaux… Ignorés par leur Maître ?

Lexas trouva les paroles d’Aryna un peu dures, mais dans le fond il était d’accord avec elle. La timide chauffeure s’avança, salua les autres chauffeurs et le harem de Lexas quitta la pièce. Pas un murmure ne se fit entendre depuis la salle à leur départ. Riki regarda sa voiture ce qui fit beaucoup rire Soa, qui lui mit le bras sur l’épaule et se moqua amicalement d’elle.

– Si tu veux on peut la faire dormir dans ta chambre !
– Je… Non non mais… Pardon
Soa je…
– Allez détends-toi Riki, tu vas voir, tu vas adorer avoir ta chambre ! T’en as déjà eu une au moins ?
– Une chambre à moi ? Non jamais, j’ai toujours dormi dans des dortoirs et…
– Tu n’as jamais eu d’intimité ? Demand
a Lexas effaré.
– J’ai choisi d’être chauffeure Monsieur je… Nous ne possédons rien…

Lexas s’arrêta un moment. Il comprit qu’il était peut-être allé à l’encontre de la volonté de Riki… Prit de remords, il décida de lui laisser le choix.

– Écoute Riki je m’excuse je… Je n’ai pas encore l’habitude de vos traditions et… Si tu préfères rester là-bas je ne voudrais pas…
– Mais sache,
le coupa Aryna, qu’ici il y a des douches avec jets massant, un jacuzzi, des pâtisseries à foison, des dressings et même des lits de plus de deux mètres…
– Je… Riki avait les yeux qui pétillaient… Si Monsieur accepte que la voiture ait quelques secondes de retard par rapport à d’habitude je… J’aimerai beaucoup vivre avec vous… Vous tous je…
– Et bien voilà ! Allez viens, on va te montrer ta chambre ! S’écria Soa visiblement ravie.

L’étonnement de Lexas devant la luxurieuse demeure fût plus modéré cette fois-ci, celui-ci s’habituant à la chose. Pendant que les filles installaient leurs affaires, il décida de faire le tour du propriétaire seul. Ce qui l’amusa le plus, c’était le système magique privé de l’immeuble lui permettant de passer d’un étage à l’autre. Une sorte de bulle géante dans laquelle il suffisait de rentrer en désignant l’étage pour y être amené en flottant dans les airs. Un vrai manège. Sa nouvelle demeure comptait 10 étages ! 10 étages ! En quelques jours il était passé d’un appartement miteux à ça ! Le dernier étage était une immense serre en verre, où il trouva des fleurs de tous les continents, des arbres, fruitiers ou non, et en son centre, une immense fontaine et des bains chauds. Il y avait même des oiseaux et autres petits animaux en liberté, allant et venant de la serre à l’extérieur. Une forêt miniature luxuriante, dont l’air humide était rempli d’un délicieux parfum ! Il remarqua aussi une salle d’étude au fond de la pièce, remplie d’outils et de livres. Au 9e étage se trouvait la pièce à vivre, un immense salon tout confort, une cuisine assez grande pour accueillir les 7 résidents en même temps, une grande table en bois ornée d’or et une immense bibliothèque. Le 8e étage était entièrement consacré à ses quartiers personnels avec salle de bain, toilettes, chambre et même un jacuzzi. Il regarda son lit : il pouvait y mettre sans difficulté les six concubines en même temps ! Le 7e étage comprenait les quartiers des filles. Chaque chambre possédant un lit immense, sa propre salle de bain et dressing. Le grand luxe… Il comprenait pourquoi Soa avait conseillé à Riki de venir vivre ici. Comparé à son dortoir… En passant devant les chambres il aperçut d’ailleurs cette dernière postée devant toute cette nouveauté et ce luxe, les yeux pétillants. Il ne se fait pas de soucis, elle s’y habituera vite.

Le 6e étage était un vaste entrepôt de stockage contenant tout ce qui pouvait servir à la vie de la maison, des produits d’hygiène à la nourriture. Il fut étonné de constater que malgré la quantité de Magie de la cité, tout le monde utilisait des produits normaux pour les actes du quotidien. La Magie n’a pas non plus prit toute la place ici.

Le 5e étage était composé d’une grande salle de réunion et d’une salle de sport. Le 4e étage était une nouvelle salle d’entraînement, mais elle était spéciale, avec des mannequins d’entraînement, des cibles et tout un tas d’obstacles… Lexas pensa que certains Célestials devaient être de l’Armée ou simili et que chaque maison devait posséder ces équipements au cas où. Les 3e et 2e étages étaient destinés aux chambres des invités et le 1er et rez-de-chaussée étaient en réalité un vaste hall d’accueil rempli d’ornements magiques, de défenses et de végétations.

Son grand tour terminé, Lexas remonta au 9e et s’aperçut que les filles étaient entrain de s’atteler au repas. Il s’approcha d’elles et se mit à les aider. Stupéfaites, elles le regardèrent toutes avec de grands yeux ronds.

– Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Oh… En général les Célestials mettent les pieds sous la table et donnent les ordres Lui expliqua calmement Aryna.
– Oui, mais
je ne suis pas comme ça. Et va falloir vous y habituer.

Les concubines se lancèrent un regard amusé et tout le monde, Riki y compris, discuta dans la bonne humeur en préparant les différents mets. Lors du dressage, Lexas se mit à table dans un gros blanc. Seule son assiette était installée sur l’immense table.

– Euh… ? Où sont vos assiettes ?
– Dans la cuisine. Les concubines ne mangent pas avec le
Maître, expliqua Aryna toujours amusée de voir les réactions outrées de Lexas.
– Et pourquoi ça ?!
– C’est… Comme ça, rigola Aryna. Il est mal vu par les autres que le Maître mange avec les Concubines…
– Et qu’est-ce que ça peut faire ? Je ne vais pas manger tout seul !
– Un mot…
– Aryna !

La concubine en Cheffe eu un sourire de satisfaction et toutes les filles amenèrent leurs assiettes à table, visiblement honorées et surprises. Il ne comprit pas réellement la portée de son acte, à priori si insignifiant à ce moment là, mais il le comprendrait plus tard… Il allait même lui sauver la vie. Lexas passa un excellent moment à discuter et à rire avec elles, pour la première fois il se sentait réellement chez lui, même si être seul au milieu de tant de femmes était plus qu’inhabituel, bien qu’elles lui paraissaient agréablement familières. En y repensant, il trouva étrange de se sentir chez lui aussi vite alors que tout lui était étranger, mais ce fut un sentiment agréable qui lui fit du bien. Lorsque le succulent repas fut terminé, Aryna demanda aux filles de débarrasser. Elle se pencha vers Lexas, qui remarqua un large décolleté qui n’était pas présent jusqu’alors.

Demain tes devoirs commencent, la Haute Concubine veut te voir. C’est la première fois qu’elle demande à parler à un Célestial… Nous déjeunerons avec elle.
– Ah bon ? Très bien.
– Bien… Et maintenant…

Elle lui attrapa la main, le leva et l’installa sur le confortable canapé. Le salon était composé de quatre grands canapés disposés en carré, avec une table basse magnifique entre eux, uniquement composé d’un plateau de bois sculpté d’animaux étranges, maintenu dans les airs par une eau turquoise, elle aussi en lévitation. Amusé, Lexas toucha l’eau mais elle ne le mouilla pas. Aryna s’assit à côté de lui et le regarda droit dans les yeux…

– Bien, maintenant la suite Lexas. Vois-tu, lors de leur accession au rang de concubines, les filles sont évaluées sur énormément de critères. Tu as du en deviner quelques uns aujourd’hui… Mais il y en a un que tu dois absolument connaître, car il est de ton devoir en tant que « Maître », elle fit les guillemets avec ses doigts, de satisfaire certaines… Envies… Des filles…
– Je… Comprends pas, de quoi tu parles ?
– Tu comprends très bien Lexas.
Vois-tu, tu as choisis des concubines particulièrement… Demandeuses… Et talentueuses… Et tu le sais très bien…

Les concubines s’avancèrent et s’installèrent sur les sofas, visiblement amusées. Aryna s’approcha un peu plus de Lexas pour lui parler à l’oreille.

– Et de ce qu’on m’a murmuré à l’oreille Lexas… Tu es un amant plus que fantastique… N’est-ce pas ?
– D’où peux-tu savoir ça ?
– Un petit oiseau me l’a dit… Riki ? Avance-toi ma belle.
– O… Oui Madame ? Demanda Riki timidement.
– Tu vis avec nous
maintenant… Dehors tu es chauffeure, mais ici tu es concubine… Approche…
– Je… C’est… Un immense honneur Madame merci je… Oui ! Exprima Riki avec un air d’émerveillement et de fierté, les larmes aux yeux.
– Alors vois-tu… Aryna murmurait de plus en plus
sensuellement à l’oreille de Lexas… Tu as ici 6 merveilleuses jeunes femmes prêtes à tout pour exaucer tes moindres désirs… Et satisfaire les leurs…
Écoutes Aryna, je ne suis pas sûr que…
– Tes moindres fantasmes… Susurra Aryna en glissant la main sur son torse. Et elles ne demandent que ça…
– Mais on ne se connaît que
depuis quelques heures… on…
– Justement… Apprenons à mieux nous connaître, on vit ensemble maintenant… Regarde-les… Implorantes… Elles en ont envie… Un ordre, un seul petit ordre…
Ne veux-tu pas découvrir leurs corps, leurs poitrines, leurs cuisses… Goûter leurs lèvres… Leurs caresses…

Lexas sentit son sang bouillir, la situation était insoutenable tellement il était excité par les caresses et les murmures d’Aryna, ainsi que par la vision des 5 autres concubines le dévorant du regard… Il avait un harem à lui tout seul, un harem de magnifiques jeunes femmes prêtes à tout… S’en était trop pour lui, il ne put résister…

– Dans ce cas mesdemoiselles… Voici mon premier ordre…

[… SUITE A LA PARTIE 02 …]

Ceci conclut la première partie de “La Naissance de l’Aube Rouge”. C’était la partie non érotique… Mais vous souhaitez passer à la suite pas vrai ? Savoir quel ordre va bien pouvoir donner Lexas… ? Alors rendez-vous dans la partie 02 de l’histoire, pour continuer l’histoire mais… Avec bien plus de choses coquines…

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